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Dernière Mise à jour


samedi 21 juin 2008


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Leçons d'une Expérience


 

 

1. Adapter les stratégies au contexte national ou régional
    Il n’existe pas de méthodologie uniforme pour aborder la question environnementale. Tout en considérant qu’il s’agit d’un problème planétaire, toute stratégie devra tenir compte de plusieurs facteurs locaux/nationaux/régionaux : niveau de développement, contexte institutionnel, spécificité de la société civile et du mouvement associatif, niveau de coopération et d’intégration régionale, etc. Il est important de promouvoir une démarche « authentique » qui puisse garantir la durabilité des actions entreprises. Ce concept d’adaptation au contexte social, économique et politique peut être valorisé par un meilleur « partage d’expériences ». Les liens entre les conventions environnementales sont d’abord d’ordre thématique tant il est vrai qu’une même logique unit les questions du climat, de la désertification, de la biodiversité ou de la pollution. Les liens sont également institutionnels car souvent les mêmes secteurs ou institutions peuvent d’une façon ou d’une autre intervenir dans ces projets. La question essentielle est de parvenir à une approche stratégique qui augmente le niveau de mobilisation des ressources pour répondre à une problématique donnée. De ce point de vue, notre association a eu l’opportunité extraordinaire d’agir sur des thèmes différents (et complémentaires), avec des partenaires de nature différente (décideurs, acteurs de développement, scientifiques, institutions, individus, ONG), et à des niveaux distincts (national, régional, mondial).

    Un premier bilan de cette expérience indique de façon évidente l’intérêt (et même la nécessité) de disposer d’un cadre logique d’action en Algérie. Ce cadre doit permettre un transfert rapide d’informations, une recherche rapide de compétence et d’expertise, une veille scientifique et technologique permanente et enfin une capacité à agir comme une interface vis-à-vis de programmes et projets à l’échelle régionale et mondiale.

2. Le rôle de la science
    La maîtrise scientifique et technologique est un facteur indispensable pour garantir la durabilité des processus engagés depuis Rio en 1992. En effet, au delà de la dimension « sensibilisation/information/éducation », il est clair que les questions environnementales ont largement investi le terrain économique et social, c’est-à-dire le développement. L’adhésion aux principes de Rio doit être prolongée par des actions qui nécessitent souvent un haut niveau de compétences scientifiques, technologiques et managériales. Dans plusieurs cas, les projets liés à la mise en œuvre des différentes conventions internationales sur l’environnement, n’ont pas été pérennisés car les objectifs du projet sont immédiatement remis en cause dès que le cadre du projet s’achève. Il faut être extrêmement attentif (y compris au plan des attitudes) à ce phénomène de durabilité des projets.

    Encourager la maîtrise scientifique permet d’utiliser plus efficacement l’expertise disponible, de valoriser les savoirs locaux et d’établir les interfaces qui assurent le prolongement des actions une fois le projet officiellement achevé. Il faut poursuivre les efforts qui visent à renforcer les capacités scientifiques nationales dans le domaine de l’environnement à travers une mise en réseau des compétences et des institutions d’une part, et en renforçant la mise en place d’interfaces entre la communauté scientifique nationale et les partenaires extérieurs, notamment les institutions régionales et internationales.


3. La recherche de synergies
    Au niveau local et national, il est souvent difficile de travailler dans un contexte où de nombreuses initiatives sont engagées dans des cadres institutionnels différents. Le langage et les méthodes sont parfois incomprises, la somme de documents est considérable, la vitesse semble trop grande. Tout cela crée un sentiment de « frustration », d’incompréhension des objectifs recherchés, d’éloignement par rapport aux « centres de décision et d’action». D’un autre côté, on constate qu’il existe une grande cohérence au plus haut niveau de la hiérarchie internationale, mais que cette cohérence diminue de façon dramatique au fur et à mesure que l’on descend au niveau régional, national, local. La question est donc de pouvoir conserver cette cohérence à toutes les échelles. Pour cela, une réflexion horizontale est nécessaire pour parvenir à des approches intégrées et efficaces. Le rôle d’une ONG telle que l’ARCE peut servir ces objectifs par la capacité d’innovation, de flexibilité et de diffusion des informations. La complexité des problématiques environnementales exigent plus que jamais une approche stratégique et nécessairement pluridisciplinaire.

     Le rôle d’une association telle que l’ARCE nous apparaît comme celui d’un « facilitateur » agissant pour renforcer ou créer les liens nécessaires entre les différentes communautés : scientifiques, décideurs, acteurs de développement, société civile. Le but ultime étant de permettre à l’Algérie de continuer dans la voie d’un développement durable tout en inscrivant son action dans le cadre mondial et solidaire de la préservation de l’environnement pour les générations futures..

       

Dernière mise à jour le 21/06/2008
 Conçu par Bachir Belbachir

 

Accréditée auprès du Secrétariat de la Convention Cadre sur les Changements Climatiques (UNFCCC)
et du Fonds Mondial pour l’Environnement (GEF)