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1. Adapter les
stratégies au contexte national ou régional
Il n’existe pas de méthodologie uniforme pour aborder la
question environnementale. Tout en considérant qu’il s’agit d’un
problème planétaire, toute stratégie devra tenir compte de plusieurs
facteurs locaux/nationaux/régionaux : niveau de développement, contexte
institutionnel, spécificité de la société civile et du mouvement
associatif, niveau de coopération et d’intégration régionale, etc. Il
est important de promouvoir une démarche « authentique » qui puisse
garantir la durabilité des actions entreprises. Ce concept d’adaptation
au contexte social, économique et politique peut être valorisé par un
meilleur « partage d’expériences ». Les liens entre les conventions
environnementales sont d’abord d’ordre thématique tant il est vrai
qu’une même logique unit les questions du climat, de la désertification,
de la biodiversité ou de la pollution. Les liens sont également
institutionnels car souvent les mêmes secteurs ou institutions peuvent
d’une façon ou d’une autre intervenir dans ces projets. La question
essentielle est de parvenir à une approche stratégique qui augmente le
niveau de mobilisation des ressources pour répondre à une problématique
donnée. De ce point de vue, notre association a eu l’opportunité
extraordinaire d’agir sur des thèmes différents (et complémentaires),
avec des partenaires de nature différente (décideurs, acteurs de
développement, scientifiques, institutions, individus, ONG), et à des
niveaux distincts (national, régional, mondial).
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Un premier bilan de cette expérience indique de façon évidente
l’intérêt (et même la nécessité) de disposer d’un cadre logique
d’action en Algérie. Ce cadre doit permettre un transfert rapide
d’informations, une recherche rapide de compétence et
d’expertise, une veille scientifique et technologique permanente
et enfin une capacité à agir comme une interface vis-à-vis de
programmes et projets à l’échelle régionale et mondiale. |
2. Le rôle de la
science
La maîtrise scientifique et technologique est un facteur
indispensable pour garantir la durabilité des processus engagés depuis
Rio en 1992. En effet, au delà de la dimension «
sensibilisation/information/éducation », il est clair que les questions
environnementales ont largement investi le terrain économique et social,
c’est-à-dire le développement. L’adhésion aux principes de Rio doit être
prolongée par des actions qui nécessitent souvent un haut niveau de
compétences scientifiques, technologiques et managériales. Dans
plusieurs cas, les projets liés à la mise en œuvre des différentes
conventions internationales sur l’environnement, n’ont pas été
pérennisés car les objectifs du projet sont immédiatement remis en cause
dès que le cadre du projet s’achève. Il faut être extrêmement attentif
(y compris au plan des attitudes) à ce phénomène de durabilité des
projets.
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Encourager la maîtrise scientifique permet d’utiliser plus
efficacement l’expertise disponible, de valoriser les savoirs
locaux et d’établir les interfaces qui assurent le prolongement
des actions une fois le projet officiellement achevé. Il faut
poursuivre les efforts qui visent à renforcer les capacités
scientifiques nationales dans le domaine de l’environnement à
travers une mise en réseau des compétences et des institutions
d’une part, et en renforçant la mise en place d’interfaces entre
la communauté scientifique nationale et les partenaires
extérieurs, notamment les institutions régionales et
internationales. |
3. La recherche de synergies
Au niveau local et national, il est souvent difficile de
travailler dans un contexte où de nombreuses initiatives sont engagées
dans des cadres institutionnels différents. Le langage et les méthodes
sont parfois incomprises, la somme de documents est considérable, la
vitesse semble trop grande. Tout cela crée un sentiment de « frustration
», d’incompréhension des objectifs recherchés, d’éloignement par rapport
aux « centres de décision et d’action». D’un autre côté, on constate
qu’il existe une grande cohérence au plus haut niveau de la hiérarchie
internationale, mais que cette cohérence diminue de façon dramatique au
fur et à mesure que l’on descend au niveau régional, national, local. La
question est donc de pouvoir conserver cette cohérence à toutes les
échelles. Pour cela, une réflexion horizontale est nécessaire pour
parvenir à des approches intégrées et efficaces. Le rôle d’une ONG telle
que l’ARCE peut servir ces objectifs par la capacité d’innovation, de
flexibilité et de diffusion des informations. La complexité des
problématiques environnementales exigent plus que jamais une approche
stratégique et nécessairement pluridisciplinaire.
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Le rôle d’une association telle que l’ARCE nous apparaît comme
celui d’un « facilitateur » agissant pour renforcer ou créer les
liens nécessaires entre les différentes communautés :
scientifiques, décideurs, acteurs de développement, société
civile. Le but ultime étant de permettre à l’Algérie de
continuer dans la voie d’un développement durable tout en
inscrivant son action dans le cadre mondial et solidaire de la
préservation de l’environnement pour les générations futures.. |
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