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L'environnement est
au carrefour de multiples disciplines (climatologie, sciences de la
terre, biologie, chimie, hydrologie, écologie, sciences humaines,
médecine, droit, etc.). Les questions liées au climat et à
l'environnement constitueront l'un des défis majeurs de ce nouveau
millénaire. L'échange et la communication entre les différentes sphères
(scientifiques, décideurs, acteurs du développement, groupes sociaux)
sera une condition essentielle de succès des initiatives envisagées dans
ce domaine. Au plan scientifique, l'approche pluridisciplinaire est
incontournable. La mission des scientifiques est d'étudier les systèmes
environnementaux et d'offrir une représentation dynamique du milieu.
Cette recherche doit viser des buts précis : adaptation aux aléas et
paroxysmes climatiques, ressources en eau, pollution et qualité de
l'air, désertification, dégradation des milieux naturels. Les aspects
économiques et sociaux sont fondamentaux parce qu'ils intègrent la
dimension humaine et l'avenir des sociétés. Ces questions sont
fondamentales, parfois vitales. Elles traduisent toute la responsabilité
du scientifique à l'égard de la société. Elles expriment aussi un défi
passionnant, celui du développement durable.
Dans l'esprit des fondateurs de l'ARCE en 1993, il s'agissait d'établir un
cadre de réflexion et d'action à deux niveaux: au sein de la communauté
scientifique d'une part; entre les scientifiques et d'autres sphères
d'autre part. Car il faut le dire, une approche "correcte" de la
question environnementale se heurte à deux difficultés majeures:
l'incapacité des scientifiques à pratiquer la pluridisciplinarité et la
faiblesse voire l'inexistence d'interfaces actives entre la communauté
scientifique et les autres sphères. Une certaine unanimité s’est faite
autour du constat global: cloisonnement des institutions, faible
communication, faible valorisation de la recherche scientifique,
dispersion des moyens, recherche "non finalisée".
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